Chronique

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TOMBER EN AMOUR ET LE RESTER

Rêver seul ne reste qu'un rêve. Rêver ensemble devient la réalité! John Lennon


La marguerite demande au pissenlit : « Je me mari ou je ne me mari pas ? » et lui, de lui répondre : « Ce n’est pas nécessaire de te dépouiller de tes pétales pour CA ! En as-tu seulement et réellement envie ? Parce qu’il n’y a qu’à cette question que tu dois répondre ? » respecte ce que tu ressens et ce que ton cœur te dicte et n’écoute rien d’autre que ça…et je te promets que ça va bien aller !


On a la manie de questionner nos proches sur tout. Mais, quelle mauvaise idée ! Ils nous aiment. Ils veulent notre bonheur ! Mais, ils ont avant tout peur pour nous et la première chose qu’ils nous transmettent, ce sont leurs propres peurs. Premièrement, qu’on se le dise une bonne fois pour toutes, notre famille ou nos amis ne sont pas vraiment les meilleurs juges pour nous aider à choisir le bon partenaire amoureux…d’une part, ils nous connaissent beaucoup trop et pas assez sur le plan amoureux ; on les adore, on est incapable d’imaginer la vie sans eux, pourtant, ils ne connaissent pas grand-chose de notre vie intime et encore moins, nos fantasmes sexuels ; pas plus que nous ne sommes intéressés à connaitre tous les petits détails croustillants sur la leur !


De plus, on perd de notre authenticité en se confiant à eux sur nos amours. On essaie la plupart du temps de les convaincre de nos aspirations. On veut qu’ils soient fiers de nous ou heureux. On veut leur plaire ou ne pas les décevoir, mais quoi qu’on dise ou fasse, leurs réactions et réponses manqueront toujours d’objectivité…ils sont beaucoup trop impliqués et jugent nos choix comme si c’était les leurs. Et, on finit par arrêter de se battre avec eux…on dit quelquefois ce qu’ils veulent entendre ou ce qu’il faut pour que le calme règne. Et, c’est ainsi qu’on commence à perdre un peu de notre authenticité…


Face à notre intimité, nous sommes seuls juges ! On est les seuls à connaitre les effets d’une caresse sur son propre corps, et si nous ne mettons jamais de mots là-dessus, personne ne connaitra jamais cette part de nous !? Il n’y a que nous qui sommes en mesure de dire ce qui est bon ou non ! De là l’importance d’apprendre à bien se connaître pour éviter de se perdre à travers l’autre. « C’est lorsque je saurai qui je suis que je pourrai me faire confiance ». Se respecter soi-même, part du principe que nous avons pris le temps de faire un travail sur soi et de nous questionner sur ce que nous voulions et AUSSI, sur ce que nous ne voulions pas dans la vie ?! Ce qui nous amène à parler d’authenticité et de l’importance qu’elle a et aura sur notre qualité de vie et notre BONHEUR !


Lorsque nous dissimulons nos pensées, ou lorsque nous cherchons à paraître autres que ce que nous sommes, nous savons pertinemment que nous ne sommes pas authentiques. Il est impossible d’être soi-même si nous ne savons pas qui nous sommes, et si l’on ne parvient pas à se définir. Beaucoup cherchent, à s’identifier aux autres, à leurs parents, amis, idoles ; à travers l’appartenance à un groupe, à leur travail, par exemple. Trouver qui je suis et le rester, c’est vraiment une tâche ardue.


On perd de notre authenticité, lorsqu’on donne aux autres, le pouvoir de répondre et de décider pour nous. On devient une image, une éducation, etc. on cesse de remettre en question les « vérités » et attitudes des autres. On accepte. On baisse les yeux. Les autres, le monde extérieur devient responsable de notre mal-être. On se déresponsabilise. C’est précisément à ce moment-là qu’on commence à se désengager face à soi-même. Quelle tristesse !


Pourtant, pour tomber en amour et le rester, il nous faut avoir intégré une bonne dose d’authenticité, et d’humilité. S’engager demeure un mouvement naturel important de la vie. Drôlement, s’engager c’est remettre entre les mains de quelqu’un d’autre « un certain pouvoir sur notre propre vie ». MAIS, cela requiert de la CONSCIENCE et de la confiance…un parent qui remet un couteau à un enfant est censé être conscient des risques, mais, s’il ne lui en donne pas l’occasion, il n’apprendra jamais à s’en servir ! Il faut se donner du temps et le droit de se sentir en sécurité et libre avant de donner à l’autre du pouvoir sur soi.


Et, il faut trouver le courage d’essayer. S’engager, c’est d’abord s’aimer suffisamment pour être capable de s’affirmer sans avoir besoin d’une armure pour se protéger ou de fuir. On rencontre une nouvelle personne, elle est agréable, drôle, intelligente, etc. elle nous plait vachement ! Avec elle, l’espace d’un instant, on est ailleurs - on se sent une autre personne...on se sent libre et on se laisse aller. On a le gout de faire des folies, parce qu’elle a su éveiller en nous cette facette que nous ignorions avant qu’elle entre dans notre vie. On sent qu’on perd la tête - qu’on agit bizarrement et on en est CONSCIENT. Preuve, on se trouve complètement absurde le lendemain ! Mais ç’a nous fait tellement du bien…jusqu’au jour où la relation doit passer à l’étape suivante - celle qui nous demande…de s’investir. S’investir c’est l’étape juste avant de s’engager. Ce qui implique de s’intéresser à l’autre, au-delà de l’instant présent. Écouter son histoire, encaisser la réalité et se confier à son tour. Se mettre à nu, révéler notre vulnérabilité est le premier pas…c’est le test ultime : « Pourrais-je lui faire confiance ? ou s’en servira-t-elle contre moi ? ».


Une relation c’est comme une valse…pendant un moment, le couple va tournoyer sur une mélodie d’amour. Les deux partenaires vont apprendre à ne pas se marcher sur les pieds en trouvant leur rythme. La valse amène les partenaires à se faire confiance mutuellement ; même si l’un des deux, souvent l’homme, guide, conduit, dirige la danse, il faut que l’autre soit consentant et accepte de le suivre. Le pouvoir est une énergie puissante ; et cette énergie pour qu’elle perdure doit circuler dans un mouvement d’aller et retour et de va-et-vient constant.


Parfois on PREND le contrôle et parfois on le perd ; c’est pour ça que le choix d’un partenaire de vie est si important ! On ne laisse pas n’importe qui prendre du pouvoir sur sa vie. Il faut pouvoir lui faire confiance et développer une complicité. Accepter une invitation à danser…à partager sa vie avec une autre personne, c’est accepter l’idée que nous ne serons plus jamais tout à fait en contrôle.


Avoir peur de perdre le contrôle, c’est la meilleure façon de le perdre. La vie se charge de nous enseigner que nous n’avons de pouvoir sur rien. On peut perdre la vie demain, ne l’oublions pas…cet apprentissage est fondamental !


Lâcher prise sur le pouvoir et le contrôle est un acte de pleine conscience. Seule une personne qui a confiance en elle est capable de lâcher prise ou de juger de ne pas le faire. « On n’a pas peur de perdre le contrôle lorsque la personne devant nous ne souhaite pas nous en priver ! » Faire confiance à l’autre, c’est aimer se laisser surprendre par elle et la vie ! Accepter le bonheur lorsqu’il est présent et au pire savoir que nous serons ensemble pour surmonter les obstacles et les imprévus…


Maintenant, LA SEULE ET VÉRITABLE QUESTION qui demeure c’est :

« Devrais-je céder du pouvoir sur ma vie à cette personne en particulier ?


S’engager dans une relation, qu’elle soit amoureuse, amicale ou professionnelle, c’est vrai que ç’a peut faire peur ! Et plus nous sommes conscients, plus nous avons d’expériences et plus le niveau de peur augmente. Peur d’être…encore déçu, dupé, tromper. Peur de perdre du temps... Et, cette peur est franchement légitime. Nous n’avons qu’une seule vie à vivre. Et ce temps, c’est le nôtre ! C’est de notre vie qu’il est question ; ce temps qui nous est prêté, c’est tout ce que nous possédons vraiment et il nous appartient. Nous avons plus que le droit de choisir, nous en avons même le devoir. Il faut se demander avec QUI et entouré de QUI nous avons envie de traverser cette vie ? « Qui sera LA PERSONNE qui « connaitra tout de moi », mes secrets et mes petits travers ? Celle qui ME racontera le mieux avec le plus d’exactitude lorsque je ne serai plus de ce monde ? ». C’est platement dit, mais ce n’est pas moins vrai pour autant !


« Le courage, ce n’est pas d’avancer sans avoir peur, MAIS de continuer d’avancer tout en ayant peur ! » Parce que le courage nait de la peur…ceux qui nous jamais eu peur, n’ont aucun courage !


N’oubliez pas de lever les yeux…et de sourire !

Marie-Christine Bordeleau

 
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